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Guy Cloutier avait plaidé coupable à quatre chefs d'accusation d'agressions sexuelles sur deux victimes mineures et à un chef d'accusation d'entrave à la justice. Il reçoit 26 mois pour les gestes posés à l'endroit de la première victime et 16 mois pour ceux posés à l'endroit de la deuxième.
En vertu de cette condamnation, Guy Cloutier pourrait être libéré de prison après avoir purgé le tiers ou même le sixième de sa peine.
Le juge a identifié plusieurs facteurs aggravants en rendant sa décision. Il a notamment rappelé que les agressions avaient débuté quand une des victimes n’était âgée que de 11 ans et que celles-ci avaient duré pendant des années. Il a aussi noté que le producteur avait abusé de son autorité et tenté d’acheter le silence d’une d'une de ses victimes en lui offrant de l’argent.
Le magistrat a aussi tenu compte de cerains facteurs atténuants. Il souligne entre autres que M. Cloutier a livré un plaidoyer de culpabilité, ce qui a évité aux victimes d'avoir à témoigner. Il note par ailleurs l'absence d'antécédents judiciaires, le faible risque de récidive et la démarche thérapeutique entreprise par l'imprésario.
De nombreux curieux et journalistes faisaient la file devant le palais de justice dès 6h, ce matin, afin d’assister à la lecture de la sentence.
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L'avocate du producteur a indiqué que son client n'avait pas l'intention de porter cette sentence en appel. M. Cloutier doit maintenant être conduit dans la prison qu'on choisira pour l'accueillir.
La maison de production Novem Communications, dirigée par sa fille Véronique, a indiqué qu'elle n'émettrait aucun commentaire.
L'identité des victimes
Il est interdit d'identifier les victimes parce qu'elles étaient mineures au moment des faits. Il faudra peut-être attendre 100 ans avant que leur nom puisse être rendu public.
Si les victimes choisissent de ne pas demander la levée de l'ordonnance de non-publication, la population devra patienter jusqu'en 2105 avant qu'il soit possible de connaître leur identité.
La Loi québécoise sur les Archives a été adoptée de façon a éviter tout préjudice à des personnes vivantes. Le nom des victimes pourrait cependant être diffusé 30 ans après leur décès.
Le dossier de la cour concernant l'affaire Cloutier sera gardé au palais de justice de Montréal une soixantaine d'années avant d'être transféré aux Archives nationales du Québec pour être conservé définitivement. En 2105, les historiens ou toute autre personne intéressée à ce dossier pourront consulter et publier son contenu.
LCN présente une émission spéciale sur ce dossier. Suivez les réactions de nos analystes à la télévision ou sur le site de LCN le Web.
En vidéo 1, écoutez les explications de Joël Goulet et de Maxime Landry. En vidéo 2, Pierre Jobin discute ensuite de la sentence avec le criminaliste Claude F. Archambault.