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L'histoire remonte à l'automne 2004. Pendant trois mois, l'homme a effectué plus de 15 000 appels téléphoniques au domicile et au travail de son ex-conjointe, de même qu'à sa belle-famille.
La femme, qui travaillait dans une clinique pédiatrique, avait alors perdu son emploi, puisque Giancarlo Sulano bloquait les lignes téléphoniques. Elle a heureusement pu retrouver son travail depuis.
Crack d'informatique, Sulano avait aussi réussi à pénétrer le site du courtier en valeurs mobilières de son beau-frère.
Par la suite, Sulano avait dit être un policier du FBI. Il avait communiqué avec le président de la brasserie Molson pour l'aviser qu'une employée de la haute direction, sa belle-sœur, commettait des délits d'initiée dans le cadre de la transaction avec Coors.
À distance, Sulano a également réussi à couper l'alimentation en gaz et en électricité des deux résidences de son ex-beau-frère.
Aux commandes de son ordinateur, il a aussi pris un malin plaisir à annuler les cartes de crédit et de débit de plusieurs membres de la belle-famille.
Même l'avocat de Giancarlo Sulano est le premier à reconnaître que son client est un emmerdeur, mais les prisons, dit-il, ne sont pas faites pour accueillir ce genre d'individu.
Compte tenu des trois mois de détention préventive purgés par Sulano l'hiver dernier, la défense est d'avis qu'une ordonnance de probation serait suffisante, alors que la Couronne réclame quatre ans d'emprisonnement.
Le juge Michel Duceppe rendra sa sentence le 24 janvier. Ce même juge qui, en début d'année, écrivait que Sulano «a fait preuve d'un génie diabolique dans l'utilisation du multimédia pour harasser, terrasser et pétrifier son ex-belle-famille.»
En liberté provisoire depuis février, Sulano a plaidé coupable à 12 chefs de méfait, fraude, harcèlement et supposition de personne.
En vidéo, écoutez les explications de Joël Goulet.En vidéo, écoutez le reportage de Joël Goulet.