L’autobus n'était plus qu'à une centaine de kilomètres de Montréal lorsque vers 18h45, sur l'autoroute 87, le lourd véhicule a quitté la route. Les passagers venaient d'entendre une détonation.
«Ca, ça m'a réveillé et il y a eu quelques mètres d'instabilité. Puis là, tout le monde criait, espérant que l'autobus allait s'arrêter plus loin, mais non», raconte Christian Yopa Feze.
«J'ai juste entendu un bruit, un bruit de ferraille, et puis tout d'un coup, ça a perdu le contrôle», raconte Sylvia Jean Cracier.
L'autocar a ensuite fait plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser entre les deux voies de l'autoroute.
«J'étais dehors, puis ensuite, je me suis retrouvée par-dessus l'autobus. Je sais pas comment, mais je me suis retrouvé dans un pneu avec de la vitre cassée sur moi et puis, mon premier réflexe, c'était de crier», décrit Sylvia Jean Cracier.
Une scène de désolation s'offrait aux premiers secouristes. Pour cinq personnes, dont trois Canadiens, il n'y avait plus rien à faire.
Les 48 personnes blessées ont été conduites dans des hôpitaux de la région qui ont déclenché un plan d'urgence pour traiter tous ces gens.
«Nous avons eu six patients qui étaient dans un état critique. La plupart souffraient de fractures. Il y en avait quelques-uns qui avaient des traumatismes crâniens», affirme Julie Héroux, de l’hôpital de Plattsburgh.
La police tente de comprendre
Après avoir extrait les derniers corps, la scène a été dégagée et analysée.
Le comportement du chauffeur ne semble pas en cause et le véhicule avait seulement six ans.
La chaussée était sèche au moment de l'accident et l'autocar n'a eu aucun contact avec un autre véhicule.
Les enquêteurs n'ont donc pas tardé à pointer la cause de cette perte de contrôle.
Un problème avec un pneu dégonflé ou crevé est la principale cause étudiée par les enquêteurs de la police de l'État de New York.
Celui qui aurait pu le mieux expliquer la séquence des événements, le chauffeur lui-même, mais il est au nombre des victimes du pire accident de la route à être survenu dans la région.
En vidéo 1, écoutez le reportage de Jean-François Guérin.
En vidéo 2, écoutez le reportage de Denis Therriault.