Le présumé meurtrier, Claude Larouche.
Accusation: entrevue avec le criminaliste J.-P. Rancourt.
Accusation: Yves Poirier a les derniers détails.
Accusation: Joël Goulet donne plus de détails.
Accusation de meurtre: reportage de Véronique Prince.
(Presse Canadienne) -- L'assassinat d'une employée d'un établissement du Service correctionnel du Canada, le mois dernier, est un geste purement gratuit qui n'avait rien à avoir avec son emploi.
C'est ce qu'ont indiqué les autorités policières de Montréal vendredi après-midi, peu de temps après avoir confirmé que Claude Larouche, un menuisier, avait été formellement accusé du meurtre prémédité de Natasha Cournoyer.
La femme de 37 ans, qui travaillait pour l'organisme fédéral depuis le mois de mai 2009, avait été enlevée à Laval le 1er octobre, puis trouvée sans vie cinq jours plus tard dans le quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal.
Larouche, 48 ans, a été arrêté jeudi soir dans une résidence qu'il partageait avec une femme et deux enfants, selon ce qu'a fait savoir la procureure de la Couronne, Éliane Perreault.
Larouche a comparu brièvement au palais de justice de Montréal vendredi après-midi et présenté un plaidoyer de non-culpabilité par l'entremise de son avocat. Il est demeuré silencieux pendant les procédures.
Le suspect, un résidant du quartier Ahuntsic, à Montréal, possède un lourd passé criminel, selon les informations divulguées par Me Perreault.
Celle-ci n'a fait que très peu de commentaires, mais elle a néanmoins confié que Larouche avait été reconnu coupable d'infractions criminelles dans divers secteurs de la province. Il aurait notamment été impliqué dans des dossiers d'entrée par effraction, d'agressions sexuelles et de voies de fait.
Le pire geste qu'il aurait posé, selon Me Perreault, remonte à juin 2003, dans l'est de Montréal, alors qu'il avait tenté de kidnapper une fillette de sept ans qui se dirigeait vers son école. La jeune fille s'était alors débattue et avait couru vers une maison du secteur. Le printemps suivant, Larouche avait été appréhendé et éventuellement condamné à une peine d'emprisonnement de 40 mois.
Me Perreault ne pouvait dire si Mme Cournoyer avait été victime d'une agression sexuelle, mais a déclaré au passage que les résultats de l'autopsie devraient être dévoilés sous peu.
Lors d'une bref point de presse, l'inspecteur Daniel Rousseau, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), n'a pas voulu dévoiler d'éléments de la preuve, précisant que des perquisitions étaient toujours en cours.
Il a cependant confirmé qu'il n'existait aucun lien entre le suspect et la victime, et que le meurtre n'avait aucun rapport avec son travail.
Michel Trottier, qui fréquentait Natasha Cournoyer au moment du drame, n'a pas répondu à un appel téléphonique de La Presse Canadienne. Il a cependant indiqué à d'autres médias qu'il ne se sentait pas prêt à donner ses commentaires.
La divulgation de la preuve se fera le 8 décembre prochain.