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Selon Andreï Illarionov, il ne serait pas juste que la Russie doive baisser le niveau de ses émissions de gaz à effet de serre au détriment de sa propre croissance, alors que des nations qui produisent une part importante des émissions refusent de s'associer au Protocole.
La Russie dépense annuellement des dizaines de milliards de dollars pour le chauffage et l'éclairage.
Certains experts moscovites estiment même qu'un réchauffement de température aurait des conséquences positives énormes pour l'économie.
En raison de ses règles de ratification, l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto dépend du feu vert de la Russie. Moscou laisse planer l'incertitude sur ses intentions depuis plus d'an.