LCN
Le pape Jean-Paul II a donné une plus grande visibilité à l’Église par ses nombreux voyages. Il en aura effectué plus de 100 dans quelque 130 pays différents sur les cinq continents, pour visiter un nombre impressionnant de 604 villes.
Au cours de ses nombreux déplacements, le Pape a prononcé 3300 discours. Il a voyagé un total de 552 jours, et parcouru 1 160 000 kilomètres, soit l'équivalent d'environ trois fois la distance Terre-Lune ou encore 29 fois le tour de la Terre.
Jusqu’à ce jour, il n’est jamais allé en Chine. Il s’agit d’un des rares pays avec la Russie et plusieurs pays à forte concentration islamiste qu’il n’a pas visité.
A partir de son accession sur le trône de Pierre en 1978, Jean-Paul II a multiplié les déplacements. Le Pape a effectué le premier voyage de son pontificat en République dominicaine au Mexique et aux Bahamas, en janvier et février 1979.
Certaines visites ont particulièrement marqué son pontificat: son premier voyage dans sa Pologne natale en juin 1979 (il en a effectué sept au total dans ce pays), qui sema les germes de la chute du régime communiste; sa visite à Cuba en 1998, qui donna un nouvel élan aux catholiques dans l'un des derniers bastions du communisme ou encore son pèlerinage en Terre sainte en l'an 2000 durant lequel il se recueillit devant le Mur des Lamentations à Jérusalem.
Uniquement au cours de la première année de son pontificat, Jean-Paul II a effectué quatre long voyages.
Il s’est arrêté à trois reprises au Canada, dont une visite officielle, du 9 au 24 septembre 1984. Il est revenu en septembre 1987, alors qu’il visitait également les États-Unis. Puis, du 25 au 29 juillet 2002, il était de passage à Toronto dans le cadre des Journées Mondiales de la Jeunesse.
Ses déplacements ont souvent été l'occasion de scènes de liesse et de rassemblements monstres, notamment dans les pays du tiers-monde. La messe finale des Journées Mondiales de la Jeunesse le 15 janvier 1995 à Manille, aux Philippines, avait ainsi réuni quatre millions de fidèles, record du pontificat.
À sa descente d'avion, il avait coutume de s'agenouiller pour embrasser le sol du pays qu'il visitait. Mais il avait dû renoncer à cette pratique ces dernières années en raison de ses problèmes de santé et se contenter de bénir un bol rempli de terre.
En vidéo 1, regardez le reportage de Normand Rhéaume.
En vidéo 2, écoutez le témoignage de Michel Jasmin, qui a eu l’occasion de rencontrer le Pape lors de sa visite à Montréal en 1984.