Archives
Barzan Ibrahim, demi-frère de Saddam Hussein et ancien chef des services de renseignement irakiens, et Aouad Hamed al-Bandar, ex-président du Tribunal révolutionnaire, devaient initialement être exécutés le même jour que le raïs déchu. Tous trois avaient été condamnés à mort pour le massacre de 148 villageois chiites à Doujaïl en 1982.
La mise à mort des deux coaccusés de Saddam Hussein avait cependant été reportée après les célébrations de l'Aïd al-Adha qui ont pris fin hier pour la majorité chiite irakienne.
Le général William Caldwell, porte-parole de l'armée américaine, n'a rien confirmé, se bornant à rappeler que les exécutions étaient de la seule responsabilité du gouvernement de Nouri al-Maliki.
Le vraisemblable report de ces pendaisons pourrait faire suite aux pressions internationales exercées sur les autorités irakiennes.
La Canadienne Louise Harbour, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a appelé le président irakien Jalal Talabani à ne pas exécuter les deux coaccusés de Saddam Hussein. Le nouveau secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est joint à cet appel.