Le gouvernement demande en revanche à des experts d'analyser des échantillons de cheveux, d'urine et de peau prélevés sur lui dans la semaine.
Abdullah Ocalan, 58 ans, purge une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali pour son activité de chef du Parti des travailleurs kurdes (PKK), une organisation séparatiste active depuis 1984.
La semaine dernière, ses avocats en Italie ont fait état de présence d'importantes quantités de chrome et de strontium, toxique à haute dose, dans les cheveux de leur client.
Le ministre turc de la Justice, Cemil Cicek, a qualifié ces allégations de «mensonges».
Quatre experts médicaux ont été dépêchés sur Imrali pour enquêter sur ces allégations.
Initialement condamné à mort après sa capture en 1999, Ocalan a vu sa peine commuée après l'abolition de la peine capitale en 2002. Il reste un personnage influent pour nombre de Kurdes du pays.