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Écrasement de l'Airbus de la TAM au Brésil - 189 morts, 10 blessés et trois disparus

LCN / Le lieu de l'accident au lendemain de la catastrophe

Écrasement de l'Airbus de la TAM au Brésil

189 morts, 10 blessés et trois disparus

Mise à jour : 18/07/2007 19h10
 

La nouvelle en vidéo

Tous les 186 passagers à bord de l'avion qui a raté son atterrissage mardi soir à Sao Paulo sont morts dans l'accident, selon le directeur de la compagnie aérienne TAM Linhas Aereas, Marco Bolo.

L'accident, la plus grande catastrophe aérienne du Brésil, s'est produit mardi vers 18h50, heure locale. L’Airbus 320 a dérapé sur la piste 35 de l'aéroport Congonhas, rendue glissante par la pluie, traversé une autoroute très fréquentée et terminé sa course entre une station-service et un bâtiment de la TAM où il a explosé.

Selon M. Bolo, trois employés de la TAM au sol ont également été tués, alors que cinq autres sont portés disparus et que dix personnes ont été blessées. Il n'a pas précisé si les disparus étaient présumés décédés.

Deux Français figurent parmi les victimes, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères.

La dangerosité de l’aéroport Congonhas

L'aéroport Congonhas de Sao Paulo est connu pour ses pistes courtes et glissantes par temps de pluie, mais M. Bolo a déclaré qu'il était trop tôt pour déterminer les causes de l'accident.

Selon le vice-président de la TAM, Ruy Amparo, l'Airbus 320 a été inspecté la dernière fois le 3 juin.

Le ministre de la Justice brésilien a ordonné l'ouverture d'une enquête pour déterminer si la piste de l'aéroport de Sao Paulo respectait les normes de sécurité.

En février, un tribunal fédéral avait interdit les atterrisages et décollages des gros porteurs pour des raisons de sécurité à cet aéroport. La Cour d'appel avait ensuite cassé cette décision jugée trop sévère pour des raisons économiques. La piste avait été rouverte le 29 juin après 45 jours de rénovation.

Lundi, un bimoteur avait dérapé sur cette même piste sans conséquences fâcheuses. Aucune rainure permettant l'évacuation d'eau ne se trouvait sur cette piste. Le président des contrôleurs aériens a soutenu que le gouvernement avait été avisé que la piste devait être fermée.

En vidéo, écoutez le reportage de Maxime Landry.