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Congrès général du PLQ - Le PLQ accuse le gouvernement de bafouer ses engagements fiscaux

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Congrès général du PLQ

Le PLQ accuse le gouvernement de bafouer ses engagements fiscaux

Mise à jour : 15/05/2004 17h37
 

La nouvelle en vidéo

(PC) - Le gouvernement Charest est accusé par les membres de son propre parti d'avoir bafoué bon nombre de ses engagements électoraux, dont la réduction annuelle d'un milliard de dollars du fardeau fiscal des Québécois.

Cette véritable gifle au premier ministre Jean Charest et à son ministre des Finances, Yves Séguin, a été donnée samedi par le comité du suivi des engagements électoraux du Parti libéral du Québec, à l'occasion du conseil général du parti, qui se tient tout le week-end à Trois-Rivières.

«Cet engagement, il est important pour les militants, il est important pour la population. C'est là-dessus qu'on s'est fait élire, alors il faut le respecter, et clairement il n'a pas été respecté», a dit le président du comité, Robert Dubé, lors d'un point de presse, après avoir exposé aux militants du parti les conclusions du comité après un an de pouvoir.

En agissant de la sorte, le Parti libéral se trouve à joindre sa voix au concert de groupes de tous horizons qui, depuis un an, reproche au gouvernement Charest de mettre de côté, voire de déchirer, le programme qui l'a fait élire.

La réduction du fardeau fiscal des Québécois d'un milliard de dollars par année pendant cinq ans était un des principaux engagements pris par le PLQ, lors de la campagne électorale de 2003, en vue de séduire l'électorat. Tous les contribuables devaient profiter de baisses d'impôts chaque année du mandat.

Dans son budget du 30 mars, le ministre Séguin estimait pourtant avoir livré la marchandise, en jugeant que les diverses mesures d'aide à la famille, ajoutées aux baisses d'impôts, équivalaient, au total, selon lui, à une réduction du fardeau fiscal des Québécois d'un milliard de dollars.

Sauf que, comme telles, les baisses d'impôts annoncées n'atteignent que 220 millions $, donc une somme largement inférieure à la promesse électorale. Le fossé entre les deux montants n'a pas échappé au comité de suivi du parti, qui ne cache pas son inquiétude.

M. Dubé dit que le gouvernement doit se ressaisir, rattraper le temps perdu et s'assurer qu'au terme de son mandat il aura respecté son engagement de réduction de cinq milliards $ en cinq ans.

«C'est sûr que ça inquiète. (Nous) les militants, on envoie un message très clair au gouvernement. Cet engagement-là, il nous apparaît comme crucial, il faut le rencontrer», a ajouté ce militant libéral de longue date, en disant qu'une résolution serait présentée aux instances du parti, en vue d'accentuer la pression sur le gouvernement.

D'autres éléments du programme libéral de 2003 ont incité le comité, formé de bénévoles du parti, à rédiger une série de remontrances.

En matière d'éducation, le comité du suivi reproche au gouvernement, notamment, de ne pas avoir respecté sa promesse de créer un ordre des enseignants et de prolonger le nombre d'heures de fréquentation scolaire au primaire.

Il rappelle par ailleurs que le gouvernement n'a pas honoré l'engagement de maintenir à 5 $ le tarif quotidien des services de garde, qui est passé à 7 $.

Au total, le comité a passé au peigne fin 29 promesses libérales et a conclu que cinq d'entre elles avaient été bafouées ou reportées, durant la première année du mandat.

En vidéo, voyez le reportage de Paul Larocque.

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