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Le ministre a indiqué vouloir laisser le temps à tous les étudiants de prendre connaissance de sa proposition.
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a fait savoir jeudi qu'elle était prête à reprendre les discussions et même à considérer une offre moindre que les 103 millions de dollars qu'elle exige depuis un an.
M. Fournier répond qu'il sera éventuellement possible de revoir «certaines modalités» de la proposition soumise mercredi, mais qu'il n'a pas les moyens d'offrir davantage que les 41,5 millions de dollars offerts pour 2005-2006.
Entre-temps, le mouvement de grève des étudiants amorcé il y a près d'un mois se poursuivait toujours vendredi et totalisait près de 200 000 cégépiens et universitaires.
Du reste, des étudiants de l'UQAM, de l'Université de Montréal et de McGill, notamment, ont renouvelé leurs mandats de grève, rejetant du même coup la formule de «remise de dette» proposée par le ministre Fournier.
À l'Assemblée nationale, la députée péquiste Pauline Marois a pour sa part continué de hacher menu le programme proposé par M. Fournier.
Elle a dénoncé qu'en vertu de l'offre gouvernementale, seuls 40 000 étudiants, soit 35% de la clientèle des campus, pourraient bénéficier d'une remise de dette.
Mme Marois a exhorté le ministre Fournier à «retourner à sa planche à dessin», et à reprendre immédiatement le contact avec les associations étudiantes.
L'opposition péquiste considère que le gouvernement Charest doit renoncer à «sa formule complexe et alambiquée de remise de dette» et annuler tout simplement sa décision de convertir en prêts 103 millions de dollars de bourses.
En vidéo, regardez le reportage de Robert Plouffe.