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Cet organisateur libéral proche de Jean Chrétien affirme n'avoir jamais discuté de commandites avec le premier ministre lors des nombreuses conversations téléphoniques qu'il a eues avec celui-ci entre 1996 et 2003.
Le procureur de la commission, Bernard Roy, a déposé le registre des appels de Jean Chrétien entre 1996 et 2003, qui fait état de 21 conversations téléphoniques entre M. Corriveau et M. Chrétien durant cette période, dont plusieurs ont été initiées par M. Chrétien lui-même.
Avant même que la question ne lui soit posée, M. Corriveau a déclaré qu'il n'avait jamais été question, au cours de ces conversations, de quelque requête que ce soit touchant les commandites.
M. Corriveau s'est décrit comme un bon ami de M. Chrétien mais pas un intime.
Trous de mémoire...
D'entrée de jeu, il a averti le juge John Gomery qu'à son âge, il avait une meilleure mémoire des événements survenus il y a très longtemps que de ceux survenus dans un passé récent. Il a d'ailleurs dit ne pas se souvenir de quelques rencontres avec le premier ministre Chrétien, notamment en 1996, qui sont pourtant consignées à l'agenda du premier ministre.
| Le nom de M. Corriveau a été cité à plusieurs reprises devant la Commission Gomery. |
M. Corriveau, aujourd'hui âgé de 72 ans, a occupé plusieurs postes d'importance au sein du Parti libéral du Canada, dont celui de vice-président francophone, entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1990. Il a aussi oeuvré aux campagnes au leadership de M. Chrétien en 1983 et 1990.
Son témoignage reprend vendredi.
En vidéo 1, écoutez les explications d'Emmanuelle Latraverse.
En vidéo 2, Pierre Bruneau s'entretient avec le chroniqueur politique au quotidien Le Soleil, Michel Vastel.