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Le ministre de l'Environnement a réagi ainsi sur les ondes de LCN à la nouvelle parue jeudi dans le Journal de Montréal, selon laquelle il aurait l'intention de mettre fin à la protection intégrale de l'île de 8160 kilomètres carrés pour n'en classer qu'une petite partie.
Une exploitation forestière intensive s'y pratique depuis plusieurs années et M. Béchard refuserait d'y mettre un frein.
Le quotidien soutient également que le même sort attendrait les monts Torngat et d'Ungava, dans le Grand Nord québécois.
Les groupes environnementaux se sont toujours inscrits en faux contre le statut de ces territoires. Selon eux, toute forme d'exploitation industrielle doit être bannie d'une aire protégée.
Concernant l'île d'Anticosti, le ministre Béchard a insisté pour dire qu'elle était considérée comme une aire protégée, malgré l'exploitation forestière intensive qui s'y pratique, et que cela ne changera pas.
«Nous ne voulons pas changer quelque usage que ce soit pour moins bien protéger l'île. Ce que nous voulons faire, c'est de corriger l'application des définitions sur ce qu'est ou non une aire protégée», a dit M. Béchard, faisant référence aux mésententes entre Québec et les groupes environnementalistes.
Il compte pouvoir déposer, d'ici la fin juin, le registre des aires protégées de la province, quatre ans après l'adoption de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel. M. Béchard se dit également confiant que le gouvernement Charest réussira à atteindre son objectif de 8% en matière de protection du territoire vers la fin du présent mandat.
En vidéo, écoutez l'entrevue accordée à LCN par le ministre de l'Environnement, Claude Béchard.