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Accommodements raisonnables - «Ça n'a plus de bon sens» - Mario Dumont

LCN

Accommodements raisonnables

«Ça n'a plus de bon sens» - Mario Dumont

Mise à jour : 17/11/2006 09h52
 

La nouvelle en vidéo

(D'après PC) - Les accommodements consentis aux minorités ethniques et religieuses dépassent les limites du bon sens, selon Mario Dumont.

Pendant qu'un jeune sikh peut circuler librement dans une école avec son poignard rituel (un kirpan), la majorité québécoise n'est plus certaine de pouvoir «utiliser le mot Noël dans une salle de classe», dénonce le chef de l'Action démocratique (ADQ).

M. Dumont ne comprend pas que le CLSC de Parc-Extension, à Montréal, ait refusé pendant des mois à des hommes d'assister à ses cours prénataux afin de ne pas offusquer des femmes musulmanes, hindoues ou sikhs.

«Le contribuable québécois qui paie ses taxes, ses impôts, n'a plus accès à son CLSC parce que cela brime la culture des autres. Ce n'est d'aucune façon raisonnable», s'exclame le député de Rivière-du-Loup.

Les accommodements religieux ou culturels, interprétés à la lumière de la Charte des droits et libertés, n'ont plus «de bon sens», dit M. Dumont.

Les cas du kirpan et du CLSC Parc-Extension, ajoutés à celui de la police de Montréal qui suggère à ses policières de faire appel à des collègues masculins pour ne pas irriter certains juifs hassidim, démontrent sans l'ombre d'un doute qu'il faut revoir la notion d'accommodement raisonnable, pense le chef de l'ADQ.

«On glisse complètement dans des abus de la Charte et cela commence à m'inquiéter», dit-il. Il ajoute: «Qu'une majorité de citoyens défende les valeurs qui lui sont propres n'est ni une attitude raciste ni une singularité dans le monde moderne».

«Si tu es immigrant, tu as les mêmes droits que les autres, tu reçois ta carte d'assurance-maladie et l'aide sociale si tu es mal pris. C'est extrêmement généreux. Une société qui fait cela ne peut pas être accusée de racisme», pense le leader adéquiste.

En vidéo 1, regardez le reportage d'Alexis Deschênes.

En vidéo 2, Karine Champagne et Guy Bolduc s'entretiennent avec Mario Dumont.