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Accommodements raisonnables - Gérard Bouchard croit qu'on est allé trop loin

LCN

Accommodements raisonnables

Gérard Bouchard croit qu'on est allé trop loin

Mise à jour : 09/02/2007 20h07
 

La nouvelle en vidéo

Le sociologue Gérard Bouchard a été mandaté, hier, pour coprésider la commission d'étude sur les accommodements raisonnables.

Le frère de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard est le fondateur de l'Institut de recherche sur les populations de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Gérard Bouchard sait que son mandat d'un an ne sera pas de tout repos. Mais selon lui, l'exercice doit être fait. Il admet que certains accommodements sont allés trop loin.

«Il y a certainement des décisions qui, très évidemment, étaient un peu excessives. D'ailleurs, qui violaient carrément des lois du Québec, qui allaient dans le sens contraire à nos lois. Alors, cette réaction est très facile à comprendre», affirme le sociologue.

La commission divisera ses travaux en deux étapes: d'abord effectuer des recherches, consulter les experts sur la question et ensuite amorcer une tournée dans tout le Québec pour entendre les citoyens.

Elle demandera aussi à la Commission des droits de la personne de lui dresser l'inventaire de toutes les décisions prises en rapport avec les accommodements raisonnables.

«Je ne vais pas convoquer des séances régionales publiques médiatisées où chacun va venir faire entendre la langue de bois, avance M. Bouchard. Ça ne nous avancera pas.»

Gérard Bouchard croit que le code de conduite adopté par Hérouxville est un peu excessif, mais globalement, le Québec n'est pas plus raciste que le reste du Canada.

Il est particulièrement cinglant envers les sondages diffusés dans les médias, qui n'ont fait selon lui que jeter de l'huile sur le feu.

En revanche, il affirme que le Québec ne peut pas se permettre de tourner le dos à l'immigration. «Le Québec, et pour longtemps, va avoir besoin de nombreux immigrants puisque nous avons fait le choix d'avoir beaucoup moins d'enfants et que nous refusons la décroissance.»

En vidéo, regardez le reportage de Louis Martineau.