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Les enseignants en ont plein les bras
Au primaire, 80% des élèves en difficulté sont intégrés dans les classes régulières. Au secondaire, c'est presque la moitié: les classes spécialisées, qui comptent moins d'élèves, sont en voie de disparition.
«Je ne suis pas capable d'aider ces élèves-là. Et en même temps, ceux qu'on appelle les élèves "ordinaires" prennent du retard», confie Pauline Ladouceur, enseignante en adaptation scolaire.
Dans le dernier budget, Québec a investi 30 millions de dollars pour les élèves en difficulté, qui s'ajoutent aux 90 millions de dollars pour l'embauche de personnel spécialisé. C'est bien, dit le syndicat, mais ça ne règle pas tout.
Les enseignants disent oui à l’intégration, mais avec des balises. Ils suggèrent de limiter le nombre d'élèves intégrés en tenant compte de la nature des difficultés.
En vidéo, écoutez le reportage d'Andrée Ducharme.