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Viaduc de la Concorde - Le ministère aurait manqué deux occasions d'éviter la tragédie

LCN

Viaduc de la Concorde

Le ministère aurait manqué deux occasions d'éviter la tragédie

Mise à jour : 10/07/2007 13h41
 
(D’après PC) -- Le ministère des Transports a raté au moins deux occasions, en 1992 et en 2004, de constater le piètre état du viaduc de la Concorde, à Laval, et de prévenir son effondrement, a soutenu mardi l'un des experts de la commission d'enquête présidée par Pierre Marc Johnson.

En 1992, le ministère a pratiqué une large ouverture sur le viaduc afin de remplacer un joint de dilatation.

Cette «fenêtre d'observation» aurait dû permettre aux ingénieurs de voir que l'acier d'armature était mal placé dans le porte-à-faux, que le béton était dégradé et qu'il y avait des fissures préoccupantes, a soutenu dans son témoignage Denis Mitchell, directeur du département de génie civil de l'Université McGill.

En 2004, le ministère a procédé à une inspection spéciale du viaduc - une autre occasion, selon M. Mitchell, de prendre la mesure des fissures «en cisaillement» qui progressaient sur le côté du porte-à-faux. Ces fissures diagonales peuvent conduire à la rupture d'une structure de béton.

Or, à cause d'une mauvaise gestion des dossiers au MTQ, les ingénieurs qui ont étudié le viaduc de la Concorde n'ont pas pu consulter les plans de la structure, ni les photos prises lors des inspections précédentes, ce qui leur aurait permis de se rendre compte de l'aggravation des fissures.

Le viaduc de la Concorde s'est effondré le 30 septembre 2006 sur l'autoroute 19, faisant cinq morts et six blessés.