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De passage à Saguenay ce matin, la chef du Parti québécois s'est dite consciente de la tempête soulevée par celui-ci. Elle estime que chacun a droit à son opinion et n'exclut pas de modifier son projet de loi, mais elle souhaite d'abord qu'il soit débattu en commission parlementaire ou devant la Commission des droits de la personne.
À l'entrée de leur caucus, les ministres du gouvernement de Jean Charest ont martelé que le projet risquait de diviser les citoyens et de ternir l'image du Québec à l'étranger.
Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a fait remarquer que même l'ancien chef péquiste Bernard Landry avait demandé à Mme Marois de reculer. M. Fournier a tracé un parallèle entre ce projet de loi et la déclaration de Jacques Parizeau sur le vote ethnique le soir du référendum de 1995.