Pratt & Whitney: le reportage de Félix Séguin.
Pratt & Whitney: entrevue avec Mehran Ebrahimi.
Le syndicat souligne que cette fermeture portera à 1000 le nombre de mises à pied en un an, au Québec seulement, de la part d'un employeur qui a largement bénéficié de subventions gouvernementales.
Le président de l'unité syndicale des Travailleurs canadiens de l'automobile, Camille Larochelle, note que l'on s'attendait à l'annonce, mercredi, de 250 mises à pied à l'échelle mondiale, dont 200 au Québec. L'annonce de la fermeture du l'usine numéro deux, qui coûtera 160 emplois additionnels, a cependant été reçue comme un coup de massue.
Les activités de cette usine seront transférées dans deux autres installations de Pratt & Whitney à Longueuil, mais l'employeur devra confier une part des activités de ces deux usines en sous-traitance afin de dégager l'espace requis pour les activités transférées.
En avril, Pratt & Whitney avait annoncé 500 mises à pied parmi les salariés et 250 autres parmi le personnel non syndiqué, pour un total de plus de 1100 pertes d'emploi au Québec en un an.
M. Larochelle souligne que chaque travailleur de Pratt & Whitney paie en moyenne 170 $ d'impôt par semaine au provincial seulement, ce qui signifie que Québec sera privé d'un revenu annuel de 8,9 millions $. Il fait valoir que les gouvernements, qui subventionnent généreusement le secteur aéronautique, devraient exiger en retour des garanties en matière d'emploi.