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Critique du PLC - La plume acide de la femme de Stéphane Dion

La femme de Stéphane Dion, à gauche.

Critique du PLC

La plume acide de la femme de Stéphane Dion

Mise à jour : 21/11/2009 18h50
 
(La Presse Canadienne) -- La femme de l'ancien chef libéral Stéphane Dion n'a pas mâché pas ses mots pour critiquer le parti et son chef actuel Michael Ignatieff dans un commentaire cinglant publié puis retiré de sa page Facebook.

Janine Krieber a écrit que le parti est en pleine perte de contrôle et qu'il va écoper pour avoir refusé d'endosser la coalition de gauche historique proposée par son mari avec le NPD et le Bloc québécois.

«Le parti libéral est en pleine déconfiture, il ne s'en remettra pas. Comme tous les partis libéraux d'Europe, il deviendra une pauvre petite chose à la merci des coalitions éphémères. Pour avoir refusé la coalition historique qui pouvait le mettre à la tête de la gauche, il sera puni par l'Histoire», a écrit Mme Krieber, ajoutant en être convaincue depuis que «Paul Martin a traité si cavalièrement Jean Chrétien», un moment qui a signé la mort du parti selon elle.

«Si les élites de Toronto avaient été plus éveillées, humbles et réalistes, Stéphane était prêt à prendre tout le temps et les coups pour reconstruire ce parti. Mais ils n'ont pas avalé le 26%, maintenant nous sommes à 23%...»

Tout en affichant son mépris du Parti conservateur, Janine Krieber, qui n'a jamais eu peur d'exprimer ses opinions, s'est aussi demandé publiquement si le chef actuel Michael Ignatieff est la solution.

«Je ne veux pas que les conservateurs continuent à changer mon pays. Ils sont en train, doucement, comme n'importe quelle dictature, de transformer le monde. La torture n'existe pas, la corruption est une vue de l'esprit. Avons-nous vraiment le bon chef pour discuter de ces questions? Est-ce que quelqu'un peut vraiment écrire toutes ces insanités et nous faire croire qu'il a tout simplement changé d'idée? Pour justifier la violence, il faut avoir réfléchi sérieusement. Sinon, c'est très dangereux. Qu'est-ce qui nous garantit qu'il ne changera pas d'idée une autre fois?»

«Les supporters de Ignatieff n'ont pas fait leurs devoirs, poursuit Mme Krieber sur le même ton critique. Ils n'ont pas lu ses livres, n'ont pas consulté ses collègues. Ils se sont contentés de son habileté à naviguer dans les cocktails.»

Puis elle conclut: «J'amorce une réflexion sérieuse. Je ne veux pas donner ma voix à un parti qui risque de finir dans les poubelles de l'histoire. Je regarde autour et il y a certaines choses qui me plaisent. Comme un parti dédié, qui ne conteste pas son chef à chaque hoquet des sondages. Un parti où la règle serait le principe de plaisir et non l'assassinat. Un parti où l'éthique du travail et de la compétence seraient respectés et où les sourires ne seraient pas factices.»

Selon des sources, Stéphane Dion lui-même n'a pas été impliqué dans cette virulente sortie et ce sont des proches de l'ancien chef qui ont persuadé son épouse de retirer son texte dans la journée de samedi.

La Presse Canadienne avait déjà mis la main sur une copie du texte.

Si seuls les individus ayant accès à la page de Janine Kreiber ont pu lire ses propos, ceux-ci ont apparemment rapidement fait le tour du parti.

Un porte-parole de Michael Ignatieff a fait savoir que le texte incriminant était disparu au moment où il a consulté la page de Mme Dion et qu'il ne pouvait donc pas faire de commentaire.

Les premières tentatives de rejoindre Janine Krieber et Stéphane Dion se sont avérées infructueuses.