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Or, malgré cette douloureuse défaite, le chef libéral Stéphane Dion semble déterminé à ne pas céder sa place de chef de parti.
Devant une poignée de partisans, il a affirmé mardi soir que les libéraux collaboreraient avec le prochain gouvernement, mais aussi qu'il entendait demeurer leader du Parti libéral du Canada (PLC).
«Les Canadiens me demandent d'être le chef de l'opposition et j'accepte cette responsabilité avec honneur», a déclaré M. Dion, aux côtés de sa femme et de sa fille.
Les libéraux ont subi une perte d'une vingtaine de sièges par rapport aux 95 circonscriptions qu'ils détenaient au moment du déclenchement des élections, le 7 septembre dernier.
M. Dion devra se soumettre à un vote de confiance des membres de son parti au printemps. S'il devait tirer sa révérence, M. Dion deviendrait le premier chef libéral non intérimaire à ne pas devenir premier ministre du pays depuis Edward Blake en 1887.