Exclusif TVA: écoutez l'opinion des Montréalais.
Exclusif TVA: écoutez Bertrand St-Arnaud, PQ.
Exclusif TVA: Jean Lapierre commente.
Exclusif TVA: écoutez nos journalistes.
Notre journaliste Paul Larocque a appris que plusieurs entreprises de la construction ont versé des montants considérables dans la caisse de Benoit Labonté alors qu'il était candidat à la course au leadership de Vision Montréal.
À quelques reprises, avant de finalement démissionner, Benoît Labonté avait référé à son agenda pour répondre aux révélations. TVA a appris au cours de l'enquête que Benoit Labonté, dans le cadre de sa course au leadership, avait en fait un agenda parallèle, non officiel, où tout était codé.
À l'interne, le schéma de fonctionnement était simple: un intermédiaire principal dans l'entourage immédiat de M. Labonté, parfois aussi un deuxième individu, prenait contact avec des dirigeants de grandes compagnies, la plupart reliés au monde de la construction. L’intermédiaire organisait une rencontre entre M. Labonté et ses hommes d'affaires. Ces rencontres se seraient toujours déroulées dans des restaurants. À table, selon nos informations, il n'a jamais été question d'argent.
Dans les faits, ce n'est pas Benoit Labonté lui-même qui aurait directement sollicité de l'argent. Après les rendez-vous au restaurant, le premier intermédiaire recommuniquait avec les gens d'affaires pour convenir d'un montant, ramenait ensuite le don à l'organisation Labonté, souvent en argent liquide. Selon notre enquête, il y aurait eu au moins 12 rendez-vous du genre.
Les rencontres
Montant total qui aurait ainsi été amassé par l'organisation Labonté: au moins 211 500 $.
Le DGE suit la situation de près
Le directeur général des élections examine attentivement le dossier Benoit Labonté. Il tente de déterminer s'il y a matière à enquête dans ce dossier.
Le gouvernement Charest affirme prendre la chose au sérieux, mais s'en remet aux policiers pour faire la lumière sur le dossier.
Le conseil des ministres se dit prêt à resserrer les règles si les instances concernées affirment que c'est nécessaire.
On attend donc la conclusion du Directeur général des Élections et le dépôt d'éventuelles accusations avant de prendre une décision dans le dossier.
Réagissez à cette nouvelle en cliquant ici.