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Grève tournante - Les cols bleus portent plainte

QMI / Manifestation des cols bleus en septembre 2009.

Grève tournante

Les cols bleus portent plainte

Mise à jour : 08/02/2010 15h10
 

Le conflit entre les cols bleus montréalais et l’administration municipale sera porté au Conseil des services essentiels.

Le syndicat des employés municipaux, qui est affilié au SCFP, a déposé une plainte au Conseil, accusant l’administration Tremblay d’utiliser abusivement des employés manuels pendant les journées de débrayage.

Selon le syndicat, Montréal affecterait des employés en grève à des équipes «en attente», sans tâche immédiate à accomplir. «C'est tout à fait à l'encontre des règles des services essentiels, a expliqué leur représentant Michel Parent. S'il y a une urgence, une grande accumulation de neige, ou un événement qui met en danger la sécurité du public, on va être à l'ouvrage. Mais attendre dans un garage pendant qu'on est en grève, non.» Ce procédé aurait été utilisé dans les arrondissements Hochelaga-Maisonneuve et Sud-Ouest.

La Ville n’a pas tardé à réagir. Selon le directeur des relations professionnelles de la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse, la démarche du syndicat est abusive et surprenante. Les gestes qui sont reprochés auraient en effet été l’objet d’une entente entre les deux parties il y a deux semaines.

Les employés auraient été appelés au travail en raison de la température. «La Ville a pris ses responsabilités pour assurer la santé ou la sécurité des citoyens avec l'épandage d'abrasif, a-t-il expliqué. Si ce n’était plus nécessaire au moment où les employés sont rentrés, à ce moment-là, qu'on ne nous reproche pas d'avoir des employés qu'on paye».

Il reste encore 25 jours aux 40 journées de grève rotative prévues par les cols bleus de la métropole. Ceux-ci débraient arrondissement par arrondissement, de façon à ne pas paralyser le fonctionnement de la ville tout entière. Il s’agit du plus grand débrayage du syndicat depuis 1991. Les négociations avec l’administration Tremblay sont toujours dans une impasse. Les principaux points litigieux seraient le maintien des emplois en cours et le recours à la sous-traitance.

TVA Nouvelles