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Plus de 90% des délais d'attente ne sont pas cliniquement «raisonnables», révèle le sondage de l'Institut Fraser, un groupe de réflexion de droite établi à Vancouver.
L'institut a interrogé 2817 spécialistes un peu partout au Canada, pour la 13e édition de ce sondage sur les listes d'attente intitulé «En attendant votre tour: les listes d'attente dans les hôpitaux du Canada».
Le temps d'attente total - du moment où un patient est référé par son médecin de famille au moment où il obtient un traitement - dans une douzaine de spécialités couvrant le cancer, le coeur, les yeux et les soins orthopédiques est passé de 16,5 semaines, en 2001-02, à 17 semaines en 2003, indique l'étude de l'Institut Fraser.
«Les résultats démontrent que l'accroissement du financement de la santé ne donne pas de résultats», a dit le directeur de la recherche sur les politiques en santé et en pharmaceutique de l'Institut Fraser, John Graham.
La hausse constatée au niveau pancanadien est le reflet d'une augmentation des délais d'attente dans sept provinces, et d'une réduction de ces délais en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, révèle le sondage.
Parmi les différentes spécialités, les temps d'attente les plus courts se retrouvaient pour les cas de chirurgie contre le cancer (6,1 semaines), de radiothérapie (8,1 semaines) et de chirurgie générale (10,3 semaines), alors que les patients ont subi les délais les plus longs en chirurgie orthopédique (32,2 semaines), ophtalmologie (30 semaines) et chirurgie plastique (28,6 semaines).
L'obtention d'un premier diagnostic pour un problème s'est aussi avéré difficile pour les Canadiens, a constaté l'Institut Fraser.