LCN / La survie de cet appareil utile aux malades cardiaques est compromise.
Les hôpitaux ne peuvent plus se faire rembourser ces tuteurs médicamentés parce que le succès de la thérapie n'a pas encore été prouvé.
Il s'agit d'un petit ressort qui maintient l'artère ouverte après la dilatation. Le tiers des 12 000 Québécois qui subissent une angioplastie annuellement présentent des artères rétrécies dans les mois suivant l'intervention.
Des études montrent que le risque de reblocage est réduit de 91% avec ce type de tuteur. Un «stent» en langage médical. Mais le Réseau québécois de cardiologie tertiaire a rapporté au ministre de la Santé que la thérapie n'était pas prouvée. Le ministre attend donc d'en avoir la preuve irréfutable.
Les hôpitaux qui le désirent, peuvent continuer à implanter des tuteurs médicamentés, à même leur propre budget. Or, ces instruments coûtent 3 500$ la pièce: quatre fois plus cher que le tuteur traditionnel. Et l'Institut de cardiologie a donc décidé d'arrêter de les utiliser.
En vidéo, suivez les explications d'Andrée Ducharme.