Regardez le reportage de Denis Beaudoin.
Une nouvelle directive de Santé Canada soulève bien des interrogations. Les hommes qui ont eu une relation homosexuelle au cours des cinq dernières années ne peuvent plus faire de dons d'organes.
La directive comporte toutefois des clauses dérogatoires. «Si vous avez des patients en attente d'un organe et qui vont décéder, alors vous pouvez considérer des patients qui sont homosexuels pour ce qui est du don d'organes», explique le Dr Stéphane Langevin, directeur médical adjoint de Québec-Transplant.
Il n’y a pas que la communauté gaie qui a du mal à comprendre cette décision. Le Dr Jean-Luc Wolff, néphrologue au CHUS, estime que «quelqu'un qui a une relation homosexuelle stable avec un partenaire unique n'est pas forcément plus à risques de transmettre une maladie que quelqu'un qui est hétérosexuel et qui a les mêmes pratiques».
Certaines personnes craignent aussi que cette directive ait un effet négatif sur le don d’organes.
«Annuellement, plus d'un millier de personnes sont en attente d'une transplantation au Québec. Je ne pense pas que ce serait une solution positive pour la cause», estime Richard Tremblay, de l’Association canadienne des dons d’organes.