LCN
La Québécoise, qui était le meilleur espoir canadien pour une médaille, n'a pu prendre le départ de la course à la suite de deux tests sanguins exigés sans préavis par l'Union cycliste internationale.
Le taux d'hématocrite de l'athlète dépasserait la limite permise, ce qui signifie que son taux de globules rouges était trop élevé. Elle a donc été déclarée inapte à prendre part aux championnats.
La cycliste nie s'être dopée. D'ailleurs, tant et aussi longtemps qu'un test d'urine n'aura pas prouvé l'utilisation d'une substance interdite, on ne peut parler de cas de dopage.
Le résultat du test d'urine sera connu d'ici quelques jours. Pour le moment, Geneviève Jeanson a perdu sa licence pour au moins 15 jours.
Elle a laissé savoir qu'elle utilisait sans inquiétude depuis 1998 une tente hypobare qui serait à l'origine de ce taux de globule rouge trop élevé.
Il s'agit, semble-t-il, d'une pratique courante chez les athlètes de haut niveau afin d'augmenter leur endurance. Cette méthode est toutefois interdite aux Jeux olympiques.
Geneviève Jeanson, 22 ans, a terminé cinquième au contre-la-montre des Championnats du monde, mercredi.
En vidéo, les explications de Daniel Larouche, porte-parole de l'Équipe Rona-Esker, suivies de celles de Christiane Ayotte, directrice du laboratoire antidopage à l'Institut canadien de recherche scientifique.